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Maintien de l'autonomie

Vieillir chez soi, mais bien entouré…

30 novembre 2016

Le Limousin est l’une des régions en pointe en matière de silver économie, autrement dit « l’économie des cheveux argentés ». Cette région fait référence à travers l’Hexagone et même l’Europe. Au total, la silver économie pèse 94 milliards d’euros en France. Mais la question n’est pas qu’économique : c’est toute la société qu’il faut adapter à la longévité.

« La question du vieillissement, que je préfère appeler longévité, est une question politique, hors médecine », assure Serge Guérin, chercheur associé au centre Edgar-Morin et enseignant à Sciences Po Paris dans le master Politiques gérontologiques. 

Ce spécialiste intervenait fin novembre à Limoge lors d’une réunion consacrée à la silver économie, littéralement « l’économie des cheveux argentés ». En matière de services à destination des personnes âgées, le Limousin est l’une des régions en pointe et fait référence en France et même l’Europe.

Au total, la silver économie pèse 94 milliards d’euros sur l’ensemble de l’Hexagone. Mais la question n’est pas qu’économique : c’est toute la société qu’il faut adapter à la longévité. « Concentrons-nous sur des services de proximité utiles et qui créent de l’emploi, souligne Serge Guérin. Il faut juste que les élus réfléchissent en termes d’intergénération. »

« On vieillit mieux, observe Jean-Pierre Aquino, gériatre et président de la Société française de gériatrie et gérontologie. Il faut gagner sur la qualité de la vie qu’on a acquise sur la durée et tenter de réduire les inégalités sociales en santé mais aussi en terme d’autonomie de vie, c’est là qu’est le grain à moudre ». Et le maintien de l’autonomie, « ce n’est pas que du médical, c’est aussi psychologique, social, familial, environnemental, etc. ».

Pour Jean-Pierre Aquino, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, promulguée en décembre 2015, n’est qu’un début : « Il reste beaucoup à faire car les moyens financiers, 730 millions d’euros par an, ne sont pas suffisants. Il faut espérer une appropriation des professionnels et d’autres développements futurs et d’autres moyens financiers. »

Lire l’article intégral : Le Populaire du Centre

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