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Financement de la protection sociale

Trou de la Sécurité sociale : mythe ou réalité ?

29 novembre 2016

La question du déficit de la Sécurité sociale est presque aussi ancienne que l’assurance maladie elle-même. Dans un web documentaire, le Musée de l’assurance maladie retrace l’histoire d’une protection sociale dont le financement reste essentiellement fondé sur le travail. Parmi les thèmes abordés : le fameux "trou de la Sécu"… abyssal ou fantasmatique ?

Le Musée de l’assurance maladie propose un web documentaire très complet sur l’histoire de la Sécurité sociale, donnant la parole à des nombreux acteurs. Nous avons choisi de retranscrire deux verbatims sur un sujet toujours en débat : le trou de la Sécurité sociale menace-t-il ou non l’avenir de notre protection sociale ?

Philippe Salièges, directeur de l’Urssaf d’Aquitaine :

« Le trou de la Sécurité sociale, d’abord c’est un terme qui me paraît tout à fait péjoratif et largement utilisé ou déformé par un certain nombre de participants à ce débat sociétal sur la croissance et la protection sociale. […] Effectivement, la dynamique des recettes ne suffit pas à couvrir tous les ans la dynamique des dépenses, en particulier dans la période de difficulté et de crise que nous traversons.

Maintenant il faut rapporter les choses à ce qu’elles sont en réalité. On a terminé l’exercice 2014 avec un déficit aux alentours de 12 milliards d’euros. La collecte du réseau des Urssaf, du régime général, est à peu près de l’ordre de 460 milliards. Donc vous voyez, tout ça est assez peu, c’est 2,5%.

Même s’il faut qu’on œuvre tous pour réduire ce déficit, que les gens plus ou moins bien intentionnés appellent le trou de la Sécurité sociale, les choses doivent être ramenées à leur juste réalité. »

Rolande Ruellan, présidente honoraire de la 6e chambre de la Cour des comptes, ancienne directrice de la Sécurité sociale :

« On a beau avoir élargi l’assiette des prélèvements sociaux à d’autres revenus que ceux du travail, ce sont encore eux qui constituent la base du financement, non seulement de la protection sociale mais aussi du budget de l’Etat. En conséquence, si on n’a pas assez d’emplois. Non seulement on n’engrange pas de cotisations mais en plus on des prestations sociales plus importantes à payer en matière de chômage, de prestations minimales pour faire face à la pauvreté.

C’est cela l’enjeu : qu’on arrive à retrouver une croissance en emplois pour pouvoir maintenir une protection sociale de bon niveau […]. La Sécurité sociale concerne tous les Français, à tous les moments de leur vie. C’est donc un immense service public qu’il faut absolument sauvegarder. Mais il faudra encore pouvoir le financer et ne pas continuer à reporter sur les générations futures la charge de notre confort actuel. »

« L’enjeu : qu’on arrive à retrouver une croissance en emplois. »

Consulter le web documentaire : Musée de l’Assurance Maladie 

 

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