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Accès aux soins

Pour sauver la Sécurité sociale, sauvons notre système de santé !

18 janvier 2017

Le Pr André Grimaldi propose depuis la présidentielle 2012 de supprimer les complémentaires santé pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Figaro, un médecin spécialiste lui répond à partir de son expérience de terrain. Pour le Dr Alain Richard, il faut en priorité redonner sa place à la « médecine de proximité ». La préservation de l’assurance maladie passe par l’efficacité de notre système de santé.

Comment remettre à flot les comptes de la Sécurité sociale ? Pas avec des « joutes oratoires pré-électorales », répond un médecin spécialiste dans une lettre ouverte. Le Dr Alain Richard est diabétologue libéral et, précise-t-il, exerce en secteur 2 à honoraires libres. Dans Le Figaro, il interpelle son confrère le Pr André Grimaldi. Depuis 2012, ce diabétologue hospitalier propose de supprimer les complémentaires santé pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale.

Le Dr Alain Richard tire son analyse de son expérience. Médecin à l’hôpital d’Evian (Haute-Savoie), il a quitté le service public lorsque son établissement a fusionné avec celui de Thonon. Il évoque un « service hospitalier public en épuisement et dans le gouffre financier ». Aujourd’hui installé en libéral, « il travaille 52 heures par semaine, voit 5.000 patients et assure 7.000 consultations par année ».

Pour ce médecin, le meilleur moyen de préserver l’assurance maladie obligatoire est de rendre notre système de santé plus efficace. Pour cela, il faut, selon lui, que la « médecine de proximité » redevienne « le pilier de notre système de soins ». « Les coûts en seront réduits et la qualité des soins améliorée », écrit-il.

Les malades chroniques doivent être pris en charge en priorité hors de l’’hôpital, qui est devenu « un plateau médico-technique au détriment de l’humain ». L’éducation thérapeutique du patient doit être développée. Il faut aussi « transférer des infirmières de l’hôpital aux maisons médicales, qui à partir de 3 médecins assureront la permanence des soins ». Et enfin encourager les « alternatives à l’hospitalisation ».

« Oui, sauvons notre système de santé et la Sécu, cette vieille dame, survivra » : c’est par cette formule que le Dr Richard conclut son témoignage. Un regard personnel qui invite à réfléchir à la fois à la question du financement de soins à celle de l’organisation du système de santé.

 

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