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Médicament

La France doit se mobiliser en faveur de la vaccination !

14 décembre 2016

La vaccination est un outil de prévention majeur pour l'ensemble de la communauté scientifique internationale. C’est le moyen reconnu comme le plus efficace pour protéger les individus et la population face aux maladies infectieuses. Le bénéfice de la vaccination est individuel puisqu’il protège l’individu de la maladie, mais aussi collectif car plus le nombre d’individus vaccinés augmente, plus le risque de transmission du pathogène diminue.

Lorsque le nombre de personnes vaccinées est très important, elles font barrage et empêchent les individus contagieux de contaminer les individus non immunisés. L’agent pathogène cesse de circuler dans la population et peut même disparaître.

Actuellement, la vaccination est remise en cause sous prétexte de protéger les libertés individuelles. Pourtant la balance bénéfices-risques est incontestablement en faveur des bénéfices individuels et collectifs, mais aussi des bénéfices sanitaires et économiques.

L’exemple de la rougeole en est un parmi de nombreux autres. En France entre 2008 et 2012, lors de trois vagues épidémiques, plus de 23.000 cas de rougeole ont été comptabilisés entraînant plus de 1.000 pneumopathies graves, 30 complications neurologiques de type encéphalites et 10 décès. Si les contre-indications sont respectées, les effets secondaires de la vaccination sont rares et le plus souvent bénins (fièvre, éruption cutanée). Les rares cas de thrombocytopénie sont généralement spontanément résolutives.

Seuls trois vaccins – contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite – sont obligatoires en France à ce jour.

Chaque année, des centaines de millions de personnes sont vaccinées sans développer de maladies particulières. Les études épidémiologiques les plus sérieuses ne montrent pas de liens entre l’apparition de maladies graves et la vaccination. Le vaccin présente l’intérêt de stimuler le système immunitaire et lui permet de développer une protection sans provoquer de maladie. Il est donc bien plus intéressant de se faire vacciner que d’attendre d’être naturellement immunisé en développant la maladie, d’autant que les complications des maladies infectieuses peuvent être graves voire mortelles.

Seuls trois vaccins (contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite) sont obligatoires en France à ce jour. Les autres sont recommandés (la coqueluche, le virus de l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, le méningocoque C et les virus de la rougeole, des oreillons, de la rubéole).

Le Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination, qui a travaillé sur la question de la défiance de la population française face à la vaccination, a rendu ses conclusions en novembre dernier et propose de rendre les principaux vaccins obligatoires afin de clarifier le message de santé publique relatif à la vaccination.

Dr Annabel Dunbavand

Médecin de santé publique à la Mutualité Française

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