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Médicament

Doper l’immunité, un espoir contre le sida

30 novembre 2016

Une quinzaine de vaccins thérapeutiques contre le VIH/sida sont en cours d'évaluation dans le monde. Leur objectif n’est pas d’empêcher l’infection mais d’aider les défenses de l'organisme à reprendre le dessus et de limiter les effets du virus.

Sida : plus de 38.000 communications scientifiques, près de 10 milliards d’euros de dépenses annuelles, des dizaines de milliers de chercheurs mobilisés, et toujours aucun espoir de vaccin préventif à l’horizon. En revanche, l’horizon s’éclaircit du côté des vaccins thérapeutiques. 

Petit rappel : un vaccin préventif est conçu à l’intention des personnes qui ne sont pas infectées en enseignant au système immunitaire à neutraliser l’agent infectieux. Le vaccin thérapeutique, lui, vise à réduire les effets du VIH/sida chez les personnes déjà porteuses du virus.

Pour espérer guérir les patients séropositifs, les vaccins thérapeutiques doivent atteindre un double objectif : réduire la charge virale et enrayer la chute des cellules CD4 (ou lymphocytes T), les globules blancs qui organisent la réponse du système immunitaire contre les infections.

Les stratégies diffèrent selon les équipes. InnaVirVax, une start-up du Génopole d’Evry (Essonne), interrogée par Les Echos, parie sur la capacité des défenses naturelles à reprendre le contrôle de l’infection.

Les travaux de son confondateur Vincent Vieillard, directeur de recherche au Centre d’immunologie et des maladies infectieuses ont montré qu’un petit fragment du virus, appelé 3S, se fixe aux CD4 pour guider jusqu’à elles des cellules tueuses, les lymphocytes NK, et réduire ainsi les barrières immunitaires qui pourraient s’opposer à sa progression.

L’objectif du candidat-vaccin, développé par la start-up, est d’empêcher ce processus grâce à la production d’anticorps spécifiques. En 2014, un premier essai clinique a montré chez les patients « les frémissements d’une reconstitution immunitaire ». Un second essai a commencé il y a un an sur 90 patients en France, en Allemagne et en Espagne. Les résultats sont attendus début 2017.

Lire l’article intégral : Les Echos

 

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