Déserts médicaux : le grand plan d’investissement n’y fera rien

Le grand plan d’investissement (GPI) présenté le 25 septembre par le Premier ministre prévoit 57 milliards d’euros d’investissement public sur le quinquennat : 4,9 milliards sont réservés à l’accélération de la numérisation du système de santé et de la cohésion sociale. Il s’agit notamment de développer les maisons de santé dans les territoires en manque de médecins, de moderniser les équipements hospitaliers et de soutenir la recherche médicale.

L’essentiel de l’enveloppe est dédié à l’hôpital, qui en a un besoin criant.

450 millions d’euros sont destinés à la médecine de ville. En dépit du déséquilibre de répartition ville-hôpital, il s’agit là aussi, a priori, d’une bonne nouvelle … pour qui veut déployer une maison de santé ou mettre en œuvre des solutions de télémédecine.

Les véritables besoins de la ville sous-estimés

Pour autant, le besoin primordial en médecine de ville est dans la garantie de l’accès aux soins de la population. Celui-là même qui est rendu difficile voire impossible dans des zones toujours plus importantes et pour près de 12 millions de personnes. Celles-ci rencontrent des difficultés à se soigner au quotidien, à voir un médecin généraliste quand elles en ont besoin alors même que chaque jour les médecins généralistes « déplaquent » sans être remplacés et qu’une pharmacie ferme tous les deux jours.

Nous qui finançons la santé par nos impôts et cotisations, voyons notre droit à la santé remis en cause. Que l’on se place du point de vue de la justice, de l’égalité ou de la cohésion sociale, le gouvernement doit également apporter des réponses aux Français sur ce sujet de l’accès aux soins.

Les investissements en santé du GPI prennent une mauvaise direction pour répondre à cet enjeu. Le doublement des maisons de santé ne constitue en rien une réponse aux besoins des déserts médicaux. Celles-ci ne sont implantées dans les zones difficiles qu’à la marge et elles concernent moins de 5% des professionnels de santé. Leur doublement ne répondra pas au défi majeur de l’accès aux soins de proximité des millions de français qui en sont exclus.

Chaque jour les médecins généralistes « déplaquent » sans être remplacés et une pharmacie ferme tous les deux jours.

L’urgence est de concentrer les efforts sur les professionnels de santé des zones difficiles et de mener en leur faveur une politique publique de soutien, prolongée et spécifique.

Les professionnels de santé des zones difficiles sont trop peu nombreux, débordés et sans perspectives. La carte (des maisons de santé) ne correspond pas à un pays qui demeure marqué par les difficultés propres aux professionnels de santé débordés.

 Les conditions de succès d’un plan de télémédecine

Pour que la télémédecine constitue une solution de facilitation à l’accès aux soins, de nombreuses conditions doivent être réunies.

La télémédecine repose sur l’inclusion de la médecine de ville dans le cadre d’un parcours de soins décloisonné (médecine de ville – hôpital – médico-social). La réussite de cette action dépend étroitement des réactions des médecins libéraux face à la réorganisation de leur pratique. Seront-ils prêts à coopérer avec les acteurs compétents dans le but de mettre en œuvre la stratégie de déploiement ?

Par ailleurs, le risque que le soutien à la télémédecine soit moins un soutien à l’innovation technologique au service des usagers qu’un instrument de renouvellement de l’action publique demeure entier.

De fait, pour qu’il impacte véritablement, le déploiement de la télémédecine implique une recomposition de la répartition des responsabilités des professionnels de santé. La délégation et la nouvelle répartition des missions en font intégralement partie.

Enfin, une double condition demeure : une enveloppe réservée à la formation des professionnels de santé en pluriprofessionnalité pour l’utilisation de la télémédecine est un impératif absolu afin de permettre l’appropriation de cette nouvelle façon de travailler et un accompagnement du patient au travers d’un discours des pouvoirs publics incitant à participer pleinement au changement en contrepartie d’une amélioration de l’accès et de la qualité des soins.

En réservant le grand plan d’investissement pour la santé à l’hôpital, au doublement des MSP et à la télémédecine, le gouvernement envoie un signal négatif aux professionnels de santé des zones difficiles. Poursuivre une telle politique participe de l’accroissement incessant des déserts médicaux.

Peggy Wihlidal

Améliorer la pertinence des soins

Une dispersion des pratiques

La désorganisation de notre système de santé s’exprime aussi par une hétérogénéité des pratiques de soins : pour la même situation chez un même malade les réponses apportées par les soignants sont diverses et parfois inappropriées. Cela aboutit à des conséquences plus que malheureuses :
– malades qui ne reçoivent pas les soins dont ils ont besoin ;
– malades que se retrouvent exposés à des traitements ou des actes inutiles et potentiellement dangereux ;
– malades qui reçoivent des soins différents et présentés comme équivalents par défaut de recommandations publiques ;
– malades qui reçoivent des soins qui diffèrent des recommandations publiques tant celles-ci demeurent non-suivies, etc.

La dispersion des pratiques des médecins interroge à tout le moins quant à la qualité et la sécurité des soins auxquels les malades ont droit et questionne la pertinence des soins : les malades doivent recevoir les soins dictés par leur état de santé, soit « la bonne intervention de santé, au bon moment, au bon endroit, pour le bon patient » [1] .

Ces soins nécessaires doivent aboutir à un bénéfice attendu supérieur aux éventuelles conséquences négatives.[2] En théorie donc, toutes les décisions diagnostiques et thérapeutiques devraient être commandées par le principe de la gradation des soins.

Comment s’expliquent de tels résultats ?

Plusieurs éléments de réponse sont à prendre en compte pour comprendre les 30 à 40% d’actes inutiles – bilans systématiques et systématiquement renouvelés, prescriptions redondantes voire inutiles, etc.

– La facilité des soignants qui peuvent engager des actes et prescriptions sans contraintes ou garde-fous, en réponse d’une part aux nombreuses demandes des patients et d’autre part au discours dominant quant aux poursuites judiciaires possibles (ces poursuites sont pourtant peu nombreuses dans notre pays au regard des standards internationaux sauf pour certaines spécialités : obstétrique, anesthésie …) ;

– Le défaut de recommandations pratiques pour aider les médecins, ou de mises à jour de ces recommandations tant les évolutions des pratiques sont rapides. Cette absence de cadres est amplifiée par le manque d’impact de la formation continue sur les pratiques quotidiennes.

– La désorganisation de notre système de santé qui conduit chacun des acteurs à prendre en charge pour une part importante ou très importante de son activité, des malades qui ne relèvent pas de son champ d’intervention. Bon nombre de consultations de médecins généralistes, de spécialistes et d’hospitalisations ne respectent pas le principe de la gradation des soins. Dans de nombreux cas, l’état de santé du malade ne nécessite pas une consultation médicale ou une hospitalisation pourtant il est pris en charge dans cette configuration.

Il est logique en ce cas pour le soignant de répondre avec ses pratiques habituelles à ces demandes de soins qui se présentent hors de la gradation des soins, ce qui aboutit à des bilans systématiques, des traitements, des reconvocations, etc.

On aboutit inéluctablement à des consultations ou hospitalisations qui auraient pu être évitées.

Quels leviers ?

Infléchir cette spirale néfaste aux malades comme au système est non seulement nécessaire mais possible. Les marges d’efficience sont considérables pour garantir aux malades les soins dont ils ont besoin, soulager les professionnels débordés et redonner des marges de manœuvre au système de santé pour s’adapter :

– Organiser l’accès aux soins en premier lieu vers les soins primaires,

– Appliquer le principe de la gradation des soins pour l’accès aux soins de second et troisième recours,

– Généraliser l’utilisation de recommandations de pratiques plus nombreuses et régulièrement réévaluées,

– Mesurer la pratique réelle en mettant en place des critères d’évaluation

– Mieux utiliser le développement professionnel continu pour adapter les pratiques

– Mettre en place la recertification des médecins.

Une telle politique est possible, elle nécessite non pas des moyens supplémentaires mais des dialogues avec les acteurs prêts à évoluer et une volonté politique continue des pouvoirs publics.

Les effets immédiats de cette politique viendront soulager les divers soignants actuellement surchargés et redonner une disponibilité des offres de soins pour les malades qui accèdent difficilement aux soins dont ils ont besoin.

Dr Martial Olivier-Koehret

Références

[1]HAS, L’analyse et l’amélioration de la pertinence des interventions de santé, mai 2014

[2]idem

Place de la Santé – L’Observatoire, 1re édition

« Des réalités »

Alors qu’Emmanuel Macron a fixé l’objectif d’un reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse, la Mutualité Française a choisi de consacrer la première édition de son Observatoire à cette question du reste à charge. L’Observatoire révèle de grandes disparités entre les territoires : les Français n’ont pas les mêmes coûts de santé en fonction du département où ils habitent. Ces différences sont constatées que ce soit pour l’achat de lunettes, de prothèses dentaires ou auditives. Et les écarts peuvent être très importants, allant du simple au double pour l’achat d’une paire de lunettes de même correction !

De ce fait, le reste à charge des Français est très différent d’un département à l’autre. Pour l’achat d’un équipement moyen, un assuré doté de la garantie de complémentaire santé la plus fréquente, en optique ou dentaire aurait un reste à charge nul dans certains départements (comme les Ardennes ou l’Ariège), alors que dans d’autres (en région parisienne notamment), son reste à charge resterait élevé. Le recours à une prothèse auditive laisse toujours un reste à charge, quel que soit le département de l’assuré.

Ces disparités se retrouvent également dans l’accès aux professionnels concernés sur les territoires, leur nombre étant très variable d’un département à l’autre. Il y a ainsi six fois plus d’audioprothésistes par habitant dans la Drôme qu’en Seine-Saint-Denis !

Par ailleurs, en fonction de l’endroit où ils habitent, les Français ne sont pas exposés de la même façon aux dépassements d’honoraires des médecins spécialistes, une autre composante du reste à charge. Dans la quasi-totalité des départements, au moins un spécialiste sur deux pratique des tarifs dits « maîtrisés » – à l’exception de la région parisienne et de l’Auvergne/Rhône-Alpes où ils sont moins nombreux.

Autre enseignement du baromètre : les Français ont le reste à charge le plus bas des pays de l’Union européenne à 15, grâce à l’intervention conjointe de l’assurance maladie et des mutuelles. Leur reste à charge s’élève ainsi à 247 euros en moyenne en 2015.

« Des perceptions »

D’après l’étude d’opinion menée par Harris Interactive pour la Mutualité Française, le sentiment des Français sur l’évolution de leur reste à charge est sans appel.  Les deux tiers d’entre eux considèrent que leur reste à charge a augmenté au cours des cinq dernières années et ce, avant tout concernant les lunettes (69%) et les soins dentaires (68%), mais aussi les consultations chez un médecin spécialiste (60%). En ligne avec la réalité constatée, aux yeux de la plupart des Français, les tarifs des soins ne sont pas équivalents dans toutes les régions (près des deux tiers le pensent concernant les soins dentaires et optiques).

Autre enseignement : près des trois quarts des Français (74%) se montrent pessimistes en ce qui concerne l’évolution de leur reste à charge à l’avenir, contre seulement 8% qui pensent qu’il tendra à diminuer. Et parmi les projets du gouvernement, la réduction du reste à charge et la question des tarifs des soins et des dispositifs médicaux sont les sujets jugés les plus importants par les Français, juste après la lutte contre les déserts médicaux.

« Cette première édition de l’Observatoire nous semble fournir un diagnostic utile à la recherche, en concertation avec l’ensemble des acteurs, des solutions pour parvenir à réduire le reste à charge des Français, un objectif permanent du mouvement mutualiste », explique Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française.

Focus : la perception des Français de l'impact de l'environnement sur leur santé

A l’occasion de la journée de débats du 28 septembre à Nancy, Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique et opinion chez Harris Interactive, commentera également les résultats de l’étude et son volet sur l’environnement. Selon une large majorité de Français (92%), il ne fait pas de doute  qu’environnement et santé sont étroitement liés. Les Français se disent inquiets à l’égard de nombreux éléments susceptibles de nuire à leur santé, principalement les pesticides, la qualité des aliments et la pollution des sols. Mobilisés autour de ces enjeux pour une grande partie d’entre eux, notamment en faveur du tri (déchets, piles, médicaments, etc.), ils sont toutefois nombreux à se déclarer assez mal informés quant aux effets réels de l’environnement sur leur santé.

L’accès aux soins dans les Hautes-Alpes

Plus d’un Haut-Alpin sur quatre renonce à se soigner pour des raisons financières ou à cause de l’éloignement géographique. On constate aussi un renoncement dû à la religion ou la culture. Par ailleurs, un euro sur deux n’est pas remboursé par l’assurance maladie, en médecine de ville, et la cotisation des mutuelles est en constante évolution, sous la pression des taxes.

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Lutte contre les déserts médicaux : une priorité pour les Français

Si plus de huit Français sur dix (81%) se déclarent satisfaits de la qualité de notre système de santé, près d’un Français sur deux déclare avoir déjà renoncé à se faire soigner. C’est le constat que dresse l’étude « Les Français et la santé » réalisée en février 2017 par Opinion Way pour le cabinet Deloitte. Parmi les premières causes de renoncement figure le coût excessif des soins (48% des cas de renoncement), les délais trop importants pour l’obtention d’un rendez-vous auprès d’un praticien (45% des renoncements), ainsi que l’éloignement géographique (cité à hauteur de 25% et jusqu’à 35% pour les personnes vivant en milieu rural).

A ce titre, 88% des répondants estiment que la lutte contre les déserts médicaux devrait figurer parmi les priorités des candidats à l’élection présidentielle en matière de santé. Parmi les propositions d’amélioration, les Français soutiennent à 88% l’idée de contraindre l’installation des médecins. Par ailleurs, 71% des sondés se déclarent favorables à l’ouverture du numerus clausus.

Autre sujet de préoccupation : le vieillissement et la prise en charge de la dépendance. Ainsi, près de neuf Français sur dix estiment (89%) qu’il est « primordial » ou « important » d’améliorer l’accompagnement des personnes dépendantes.

Par ailleurs, 82% des personnes interrogées souhaitent retrouver un équilibre des comptes de la Sécurité sociale.

Un autre volet de cette étude concerne les attentes des Français vis-à-vis de leur complémentaire. Ainsi, 92% des Français souhaitent un renforcement des remboursements et 84% attendent aussi leur complémentaire sur la prévention et notamment l’accompagnement au bien-vivre et au bien-vieillir.

Retrouvez l’ensemble de cette étude sur le site

Santé : de la logique comptable à la qualité des soins

L’élection présidentielle a le mérite tous les cinq ans de remettre sur la table les projets des candidats sur la santé, préoccupation numéro 1 des Français.
Même si le sujet peut paraître oublié, il n’en reste pas moins abordé par nos politiques, parfois caricaturé et fait débat dans l’opinion publique comme lorsque l’on aborde le financement du « petit risque » et le rôle de l’assurance maladie dans la prise en charge global du patient.

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Déserts médicaux : une nouvelle organisation des soins est nécessaire

La dimension financière est pointée comme la principale difficulté d’accès aux soins, or il ne faut pas occulter le fait que la désorganisation de l’offre, et notamment la persistance d’un territoire dual, en est un facteur aggravant. Force est de constater que le territoire français est inégalitaire au point que certains territoires se retrouvent démunis de tout alors que d’autres concentrent à la fois les meilleures infrastructures de service public, la politique de bien-être la plus développée, le tout accompagné de professionnels de santé en nombre important (voire en surabondance) et d’infrastructures de soins de pointe. Continue reading « Déserts médicaux : une nouvelle organisation des soins est nécessaire »

La Sécurité sociale doit répondre à un véritable projet de société

L’organisation du système de protection sociale en santé est pour une fois au cœur de la campagne de l’élection présidentielle. C’est une préoccupation majeure des Français alors que s’accroissent les inégalités d’accès à la prévention et aux soins.

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Osons la santé bucco-dentaire pour tous !

Aujourd’hui, en France, nous avons tous les moyens d’être en bonne santé bucco-dentaire. Pourtant, ce n’est pas le cas. Les Français négligent leurs dents, et donc leur santé en  général.
Faut-il rappeler que quatre Français sur dix ne vont pas chez le chirurgien-dentiste ; qu’une carie non soignée ou une gencive malade sont de véritables portes d’entrée pour les bactéries ou les toxines nuisant à notre santé globale ? Faut-il rappeler que les enfants d’ouvriers ont six fois plus de risques d’avoir des caries que les autres enfants ; que la plupart de nos anciens souffrent de leur dentition délabrée ; que les plus fragiles s’éloignent de plus en plus du système de santé ?

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Santé : résultats du sondage Harris Interactive sur les attentes des Français

La Mutualité Française a lancé le site PlacedelaSante.fr, en partenariat avec la Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et Terra Nova, dans le but de « prendre le pouls des Français et d’écouter leurs attentes en matière de santé », explique Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française. Le 21 février, au Palais Brongniart (Paris), Place de la Santé a donné la parole à cinq candidats à l’élection présidentielle : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et Emmanuel Macron.

Ce grand rendez-vous, diffusé en direct sur les chaînes Public Sénat et LCP, a été l’occasion de présenter les résultats d’une vaste enquête d’Harris Interactive pour la Mutualité Française. Ce sondage a été réalisé en ligne du 30 janvier au 7 février auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

Premier résultat : si 3 Français sur 4 se déclarent intéressés par la campagne présidentielle, 72% d’entre eux estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé et font des propositions déconnectées de leurs préoccupations des Français. Près de la moitié des personnes interrogées estime que le système de santé s’est dégradé au cours des 5 dernières années.

De nombreux assurés sociaux ont le sentiment que leur « reste à charge » a augmenté depuis 5 ans, quel que soit le type de soins, à l’exception du médecin généraliste.

Une très grande majorité de Français (85%) juge élevé le déficit de la Sécurité sociale. Et pour près de 3 personnes sur 4, ce déficit peut même remettre en cause l’avenir de la Sécu. En priorité, la solution passe par une meilleure organisation du système de santé, davantage de contrôles et le développement de la prévention. En revanche, les augmentations de taxes ou cotisations et les restrictions sur les remboursements pour réduire ce déficit sont beaucoup moins populaires.

Autre enseignement : le sentiment d’un reste à payer qui augmente. Une majorité de nos concitoyens estime, qu’en moyenne, la Sécurité sociale rembourse moins de 60% des dépenses de santé. De nombreux assurés sociaux ont le sentiment que leur « reste à charge » a augmenté depuis 5 ans, quel que soit le type de soins, à l’exception du médecin généraliste : consultations chez un spécialiste, lunettes, prothèses auditives, soins dentaires, médicaments….

Pour autant, 2 Français sur 3 conservent une bonne image de la Sécurité sociale et des mutuelles.

Vous pouvez consulter le communiqué de presse de la Mutualité Française ainsi que les résultats complets du sondage Harris Interactive.