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Accès aux soins

Accès aux soins : entre révolutions des territoires et évolutions des parcours

1 novembre 2016

Est-il devenu plus difficile pour les Français de se soigner ? Depuis 1945, notre système de protection sociale et de santé est porté par les valeurs d’égalité et d’universalité. L’objectif est de permettre à tous les citoyens d’accéder à des soins de qualité, partout sur le territoire, et quel que soit leur niveau de revenus.

Le modèle français d’accès aux soins, envié dans le monde, se heurte aujourd’hui à plusieurs difficultés. La question de la dette sociale, les réformes territoriales, l’accroissement des inégalités dans la population, le coût de certains soins ou produits, l’évolution de certaines pathologies de plus en plus chroniques et les évolutions démographiques rendent plus ardus le maintien d’un égal accès à des soins de qualité.

Quels sont les outils permettant d’adapter l’offre de soins aux besoins de santé des territoires ? Quelles peuvent être les solutions apportées au non-recours aux droits et aux soins pour les populations les plus fragiles ?

Inégalités territoriales et financières : les enjeux de l’accès aux soins

Désert des villes et désert des champs, une offre de soins moins proche des Français ?

Près de 90% des Français sont préoccupés par le nombre insuffisant de médecins, par la disponibilité de leur médecin généraliste, par les délais d’obtention de rendez-vous avec un spécialiste et pour réaliser un examen.

Si le nombre de médecins généralistes libéraux a augmenté de 23% depuis 1982, c’est essentiellement au sein d’agglomérations urbaines. Les inégalités régionales d’installation des médecins demeurent particulièrement importantes.

Malgré les récentes réformes, d’importantes disparités géographiques demeurent.

Au problème de la désertification médicale s’ajoute celui du délai d’attente pour une consultation : en augmentation depuis 2011, il s’élève en moyenne à 111 jours pour un ophtalmologue, à 50 jours pour un dermatologue ou 42 jours pour un cardiologue.

Malgré les récentes réformes, d’importantes disparités géographiques demeurent.

Tarifs, dépassements d’honoraires et restes à charge : un système de soins à deux vitesses ?

En 2014, 26,3% des Français déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois.

Si le tiers payant devrait être généralisé d’ici la fin de l’année 2017, la question du reste à charge pour l’assuré ainsi que les dépassements d’honoraires demeurent d’actualité.

Le reste à charge demeure important pour les personnes sans complémentaire santé ou avec des niveaux de couverture peu élevés.

Une partie de la population rencontre aujourd’hui des difficultés pour trouver un médecin qui ne pratique pas de dépassements d’honoraires. Par ailleurs, le prix de certains produits (comme l’optique ou les prothèses dentaires) est largement supérieur au niveau du remboursement de la Sécurité sociale. Par conséquent, le reste à charge demeure important pour les personnes sans complémentaire santé ou avec des niveaux de couverture peu élevés en cas de recours aux médecins spécialistes ou aux soins dentaires, optiques ou auditifs.

L’accès à une complémentaire santé est plus que jamais au cœur des préoccupations politiques, dont les pouvoirs publics se sont récemment emparés.

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